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Etienne Mougeotte quitte Le Figaro

La direction du groupe Le Figaro a choisi l’un des siens, Alexis Brézet, pour prendre les rênes des rédactions après le départ précipité d’Etienne Mougeotte, avec pour mission de donner un nouvel élan à la convergence entre papier et numérique.

La direction du groupe Le Figaro a choisi l’un des siens, Alexis Brézet, pour prendre les rênes des rédactions après le départ précipité d’Etienne Mougeotte, avec pour mission de donner un nouvel élan à la convergence entre papier et numérique.

Dans un bref courriel aux collaborateurs du groupe, son directeur général Marc Feuillée a souligné que M. Brézet « aura pour mission de conforter la position de leader du Figaro dans l’information générale, politique, économique et culturelle sur tous ses supports, imprimés et numériques, tant en diffusion qu’en audience ».

« Il donnera un nouvel élan aux processus de convergence au sein des rédactions du pôle news, dans le respect des valeurs d’excellence de la marque Figaro », a ajouté M. Feuillée.

Juste après sa nomination, Alexis Brézet, 50 ans en août, s’est adressé aux journalistes du quotidien pour rendre hommage à son prédécesseur et appeler la rédaction à faire preuve « d’inventivité ».

Sa désignation a été bien accueillie par les journalistes dont certains saluent son style direct et voient en lui « quelqu’un de droit ».

Alexis Brézet, jusqu’alors directeur du Figaro Magazine, a fait une grande partie de sa carrière à Valeurs Actuelles avant de rejoindre Le Figaro en 2000 où il a occupé différentes fonctions, notamment celle de directeur adjoint de la rédaction sous deux patrons, Jean de Belot et Nicolas Beytout.

Il prend la direction du magazine après l’arrivée d’Etienne Mougeotte qui s’appuiera alors sur Jean-Michel Salvator, directeur délégué de la rédaction.

« Je reste », disait M. Mougeotte il y a 10 jours

La désignation de M. Brézet à la tête du journal pourrait augurer quelques changements dans la hiérarchie rédactionnelle du quotidien, estime-t-on au sein de la rédaction.

La rapidité de l’annonce du départ d’Etienne Mougeotte a suscité de nombreuses interrogations chez les journalistes. Bon nombre s’attendaient qu’il quitte prochainement ses fonctions mais pas aussi vite, d’autant que M. Mougeotte avait lui-même expliqué il y a dix jours qu’il resterait à son poste.

Le 2 juillet, lors d’une rencontre avec le bureau de la Société des journalistes (SDJ), Etienne Mougeotte déclarait: « Je reste. J’ai été confirmé par l’actionnaire et j’en suis heureux. J’aime ce métier et les équipes du Figaro, il faut que chacun en soit persuadé ».

« Il y a quelques jours, Etienne Mougeotte était très présent lors d’une réception organisée par la direction du groupe », confie un cadre du groupe qui voit « un revirement très récent et mystérieux du propriétaire du Figaro », Serge Dassault.

M. Mougeotte, 72 ans, avait été nommé en novembre 2007 à la tête du quotidien conservateur, propriété de l’industriel Serge Dassault, après 20 ans à TF1 où il était vice-président du groupe et directeur de l’antenne.

La rédaction du Figaro, tout en reconnaissant son professionnalisme, s’est souvent heurtée à lui, notamment pendant la dernière campagne présidentielle, lors de laquelle le journal avait pris fait et cause pour la réélection de Nicolas Sarkozy.

Le Figaro, créé en 1826, peut se targuer d’être le plus ancien quotidien généraliste encore publié en France. Dans un contexte de crise de la presse écrite, il a enregistré en 2011 une légère hausse (+1,34%) de sa diffusion avec en moyenne 321.101 exemplaires vendus chaque jour.

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