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De la friture sur les ondes toulousaines – 20minutes.fr

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adio Campus FM traverse une situation financière délicate et appelle aux dons de ses auditeurs

Les bougies sont remisées, le gâteau pas encore commandé. Radio Campus doit fêter cette année son trentième anniversaire, mais depuis quelques semaines, l’heure n’est pas aux cotillons. Cette référence des ondes toulousaines, notamment dans le monde étudiant, a trois mois pour sortir de l’ornière financière dans laquelle elle se trouve. En grande partie à cause d’une gestion hasardeuse de ses ressources. « Nous ne pouvons pas le nier. Nous n’avons pas touché en 2011 la subvention du Fonds de soutien à l’expression radiophonique (FSER) car notre nouvel expert-comptable n’a pas envoyé le bilan certifié dans les temps. Nous espérons que notre dossier sera accepté en avril, on reste optimiste. Mais en attendant, nous avons du mal à payer nos trois salariés », reconnaît Pierric Blum, le président de l’association. Pour assurer le quotidien, il lance un appel à la générosité des auditeurs qui se traduira par une journée de soutien le 3 mars prochain.

Bonne santé générale

Cette crise de croissance peut être imputée à la disparition de certaines subventions. « Notre secteur est globalement en bonne santé, des radios associatives se créent même », relève Hugues Schamberger, président de la Fédération des radios associatives non commerciales de Midi-Pyrénées. « Elles sont aujourd’hui plus professionnelles qu’il y a quinze ans, mais elles ont aussi l’obligation de trouver de nouvelles ressources ce qui fait que cela est parfois difficile », poursuit-il. « Ce qui nous a donné un coup c’est la baisse des moyens pour les emplois aidés », témoigne de son côté Bernard Fauré, le président de Radio Mon Païs qui emploie trois personnes en CDI. Axée sur l’information sociale et culturelle, cette ancienne radio pirate, fondée par la CGT avant l’ouverture des ondes, parvient à maintenir le cap grâce « à quelque chose qui n’existe pas ailleurs, le financement par les militants, qui représente 30 % de notre budget », souligne son responsable. Et, comme ses consœurs de la bande FM, c’est surtout grâce aux bénévoles du micro que les antennes continuent à vibrer.

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