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Correctionnelle pour Jacques Chirac : nombreuses réactions à l’antenne de France Info

Suite à la décision de justice du renvoi exceptionnel de Jacques Chirac en correctionnelle, la radio France Info consacre son antenne toute la journée de vendredi aux nombreuses réactions et analyses.

Se sont déjà exprimés sur la station de radio Jean-François Probst, ancien conseiller spécial de Jacques Chirac, le député vert Noël Mamère, le député UMP de la Drôme Hervé Mariton, proche de Jacques Chirac, Dominique Paillé, porte-parole de l’UMP, Jean-Marie Le Pen, président du Front National, Benoît Hamon, porte-parole du Parti Socialiste, etc.

Après les accusations portées contre lui par Charles Pasqua dans l’Angolagate, Jacques Chirac est concerné par un autre dossier. L’ancien président de la République Jacques Chirac a été renvoyé, vendredi 30 octobre, devant le tribunal correctionnel de Paris pour « détournements de fonds publics » et « abus de confiance » pour vingt et un emplois de complaisance présumés payés par le cabinet du maire de Paris entre 1983 et 1988. Il bénéficie en revanche d’un non-lieu pour le chef d’accusation de « faux en écriture publique », selon l’entourage de l’ancien président.

Mis en examen en novembre 2007, après son départ de l’Elysée, où il a bénéficié d’une immunité pénale pendant douze ans, il a dit à la juge Simeoni pendant l’instruction qu’il assumait la responsabilité des embauches litigieuses à son cabinet de maire, tout en niant toute malversation.

La juge a renvoyé neuf autres personnes devant le tribunal, outre l’ex-chef de l’Etat. Parmi eux figurent deux de ses anciens directeurs de cabinets, Michel Roussin pour complicité d’abus de confiance et Rémy Chardon pour complicité de détournement de fonds publics et d’abus de confiance. Les trois autres anciens directeurs de cabinet échappent à un procès : Robert Pandraud et Daniel Naftalski en raison de la prescription des faits et Bernard Bled qui bénéficie d’un non-lieu, selon une source judiciaire.

Sont également renvoyés devant le tribunal plusieurs « receleurs » soupçonnés d’avoir bénéficié de ces emplois de complaisance présumés. Ainsi l’ancien secrétaire général de Force ouvrière Marc Blondel est renvoyé pour avoir bénéficié d’un chauffeur rémunéré par la mairie de Paris. L’ancien député et petit-fils du fondateur de la Ve République, Jean de Gaulle, est également renvoyé pour avoir bénéficié de plusieurs collaborateurs payés par la mairie. L’épouse de l’ancien maire RPR de Dijon Robert Poujade, Marie-Thérèse Poujade, est aussi renvoyée devant le tribunal pour avoir été salariée de la mairie de Paris de 1981 à 1993 sans pouvoir justifier d’une réelle activité. François Debré, frère de l’un des proches de Jacques Chirac, Jean-Louis Debré, est également renvoyé en correctionnelle, soupçonné d’avoir lui-même bénéficié d’un emploi fictif à la mairie de Paris.

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