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COMMUNIQUE 19 MARS 2014 CHERIEFM, FUN RADIO, NOSTALGIE, NRJ, RFM, RIRE&CHANSONS, RTL2, VIRGIN RADIO


radiosmusicalesPropositions du rapport Bordes sur l’exposition 
de la musique francophone à la radio : anachroniques et inappropriées

Les radios musicales ont pris connaissance du rapport rédigé par Jean-Marc Bordes sur l’exposition de la musique francophone.

Le rapport reconnait le contexte auquel les radios sont confrontées : concurrence massive et non régulée d’offres d’écoute gratuites et illimitées, chute de la production francophone et émergence d’une nouvelle scène « made in France » non-francophone plébiscitée par le public. Il évoque en particulier une modulation des quotas « dans le sens d’une plus grande souplesse » après avoir reconnu qu’on avait « trop souvent mis à la charge de certaines catégories d’opérateurs les maux du secteur de la musique ».

Or, les préconisations qui figurent dans ce rapport sont aux antipodes des constatations ci-dessus.

Les radios signataires expriment la plus vive inquiétude au sujet de ces préconisations : celles-ci n’apportent en premier lieu aucune réponse face à la concurrence sauvage des offres numériques.

Par ailleurs, les radios musicales expriment leur ferme opposition quant aux propositions visant, notamment,  à réviser à la hausse le coût de la musique au travers des barèmes de la rémunération équitable (déjà notablement réévalués en 2007 et dont les redevances n’ont depuis lors cessé de croître, tandis que le marché publicitaire se dégradait) ou encore, à mettre en place des seuils maximaux de diffusion de titres francophones, pour contraindre les radios musicales à exposer encore davantage, et pour répondre à des intérêts économiques particuliers, le catalogue des nouveautés imposées par les multinationales de la musique.

Les radios ne sauraient accepter une mise sous tutelle artistique inacceptable qui porterait atteinte à leur liberté éditoriale et aurait des conséquences négatives sur la diversité du paysage radiophonique, au détriment du public, des artistes et de la filière musicale indépendante, qui n’y est pas favorable.

Le CSA lui-même a écarté fermement toute possibilité de plafonnement des rotations, directe ou indirecte, dans son rapport de décembre 2013 relatif à l’exposition des musiques actuelles par les radios privées.

Enfin, il paraît inenvisageable de mettre à la charge des radiodiffuseurs une nouvelle contribution à la création, dont elles devraient supporter la charge.

Rappelons que les radios contribuent déjà de manière importante au dispositif d’aide à la création, par le jeu des dispositions de l’article L 321-9 du Code de la Propriété intellectuelle, et que les sociétés de perception de droits d’auteurs et de droits voisins ont parfaitement la possibilité d’affecter une partie de ces aides, au demeurant considérables,  à des projets francophones.

Ce rapport, ainsi que les orientations qui y figurent ne sont pas à la hauteur des enjeux auxquels les radios privées doivent faire face vis-à-vis d’une concurrence d’acteurs internationaux, puissants mais surtout dérégulés.

Nos radios musicales interpellent les pouvoirs publics pour mettre en place un dispositif d’allègement des contraintes actuelles  leur laissant les moyens de décider de leurs contenus éditoriaux, tout en soumettant parallèlement les acteurs dérégulés que sont les plates-formes d’écoute illimitée à la demande et de téléchargement de musique sur internet à un socle minimum de normes, sous l’égide et la tutelle du CSA.

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