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BANQUE DE PROGRAMMES PUBLIQUE : AVENIR DE SOPHIA : UNE CONCERTATION NÉCESSAIRE

Les rumeurs de cession de la banque publique de programmes « Sophia » (Groupe Radio France) se sont confirmées depuis octobre 2015 et un projet de cession de cette filiale de la société publique au « Groupe SOS », spécialisé dans le médicosocial, a été présenté au SNRL en janvier 2016.

Le syndicat professionnel des radios associatives, dont certaines sont clientes de la banque de programme publique « Sophia », avait indiqué en octobre dernier que « l’engagement que semble prendre Radio France est prématuré et ne peut se faire en l’état ». Ce projet n’avait en effet pas été soumis à l’avis du législateur, ni à celui du régulateur et soulève une question politique essentielle : celle du rôle de la puissance publique dans le partenariat avec les radios locales privées, notamment associatives.

L’avenir de la banque publique de programme audio « Sophia », utilisée par plus d’une soixantaine de radios associatives, aura pour conséquence, dans tous les cas, d’impacter les missions de service public qui sont dévolues à Radio France ainsi que les missions d’intérêt général qui sont confiées aux radios locales dites « de catégorie A ».

Lors de rencontres avec la direction de Radio France et le cabinet de la Ministre de la Culture et de la Communication en novembre 2015, le SNRL a réaffirmé les principes qui doivent présider à la gestion et aux objectifs de Sophia.

Le SNRL a également entendu la proposition du « Groupe SOS », groupe privé spécialisé dans les activités du secteur social et médical, qui souhaite reprendre l’activité de cette filiale du Groupe Radio France afin de renforcer son pôle édition-communication.
Le syndicat des radios associatives s’est depuis toujours prononcé en faveur de la modernisation et de la co-construction de l’offre de Sophia afin qu’elle réponde mieux aux attentes des auditeurs et aux besoins des radios clientes. Toutefois, le syndicat n’est pas convaincu par la méthode selon laquelle un acteur privé, de surcroit éditeur de programmes, peut sans bilan, sans feuille de route, sans dispositif concerté, ni cahier des charges préalable, prendre la main sur un dispositif public principalement à destination des radios associatives.

Il semble utile, et urgent, que le Groupe Radio France et le Ministère de la Culture et de la Communication mettent en place un groupe de travail, avec le régulateur et les organisations professionnelles concernées, afin de construire un avenir pérenne à Sophia et aux équipes qui l’animent, ainsi qu’un cadre contractuel renouvelé avec ses partenaires et clients.

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