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APPEL DE L’ASSEMBLEE GENERALE ET DES SYNDICATS FO, SNJ, SNJ-CGT et SNRT-CGT DE RFI AUX SALARIES DE RADIO FRANCE ET DE L’AUDIOVISUEL PUBLIC

 rfi

Nous salariés de RFI entrerons ce mardi dans notre sixième semaine de grève. Nous nous battons contre un plan qui prévoit la suppression de 206 postes (22% des effectifs) sur l’ensemble de nos services. Un plan qui inclut des licenciements secs, la fermeture six rédactions de langues étrangères, le départ de près d’un tiers des réalisateurs et techniciens à la faveur de la généralisation du statut de TCR, et privilégie le départ des plus anciens, porteurs de notre mémoire et de notre expérience…

 

Cette grève est née de l’exaspération des salariés devant les mensonges répétés de notre direction et leur refus d’ouvrir toute négociation digne de ce nom.

 

Après nous avoir promis qu’il n’y aurait pas de licenciement, après nous avoir fait miroiter un nouveau projet éditorial, porteur de sens et d’avenir, et dans lequel nombre de salariés s’étaient impliqués, notre direction a mis et met en place des grilles de programmes, qui, quelles que soient leurs qualités ou défauts propres, organisent la baisse d’activité et justifient par avance les suppressions de postes qu’elle tente de nous imposer.

Alors même que le plan social est suspendu par une décision de justice, la direction veut le faire passer en force, signifiant bien son mépris pour les salariés qui soutiennent majoritairement cette grève.

 

Au delà du sort des femmes et des hommes qui pourraient demain être contraints au départ, c’est l’avenir de l’ensemble des salariés qui est en jeu et le type de radio que nous voulons défendre qui est mis en cause.

 

Le sort réservé avant nous à Radio Monte Carlo Doualiya, un dépeçage organisé au profit de France 24, qui la contraint aujourd’hui à diffuser des sons produits pour la télévision, nous montre bien le type de « synergie » que comptent mettre en place les dirigeants de l’Audiovisuel Extérieur de la France (AEF) …

Un alignement vers le bas de nos conditions de travail, une précarisation croissante des journalistes et personnels techniques au mépris de la qualité et de l’indépendance éditoriale de nos antennes.

 

Nous ne sommes pas les seuls concernés :

 

A la remise en cause des conventions collectives de l’audiovisuel public s’ajoute un plan de 900 suppressions de postes à France Télévisions.

A l’AFP, les menaces sur le statut et l’indépendance de l’agence s’accompagnent aussi de menaces sur l’emploi.

Dans tout ces cas, la responsabilité de l’Etat est engagée.

 

Nous refusons d’être le laboratoire social ou s’expérimentent les réformes qui vous seront peut-être appliquées demain :

 

Nos dirigeants ont pris grand soin d’échelonner et de différencier les échéances dans nos diverses sociétés. Ne leur laissons pas la maîtrise du calendrier et saisissons pour cela toutes les occasions de faire cause commune, de démontrer notre mobilisation et notre vigilance. La solidarité n’est pas un mot d’ordre abstrait mais la condition sine qua non pour enrayer une logique mortifère.

 

Notre combat est aussi le votre : manifestons ensemble mardi 16 juin contre la mise à sac de l’audiovisuel public.

 

MANIFESTATION 16 JUIN 2009

15h

DEPUIS LA PLACE DE L’ALMA EN DIRECTION DE L’ELYSEE

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