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Le journaliste Ousseynou Diop, décédé jeudi à Montréal (Canada)

Dakar, 11 fév (APS) – Le journaliste Ousseynou Diop, décédé jeudi à Montréal (Canada), à l’âge de 70 ans, était un professionnel de radio doublé d’un acteur de cinéma qui a fait montre de son talent dans quelques œuvres, au Sénégal et au Canada.

Diop a été inhumé le même jour au cimetière musulman de Laval, après la prière de 14 heures à la mosquée Marocaine, a indiqué à l’Agence de Presse sénégalaise une source proche du disparu.

L’homme – à la silhouette de colosse – était un personnage incontournable de la communauté d’origine sénégalaise vivant au Canada. Il a d’abord fait du journalisme même s’il avait une formation de pétrochimiste.

‘’Né sur un paquebot, en haute mer alors que (ses) parents revenaient au Sénégal en pleine deuxième guerre mondiale’’, comme il le disait au site Internet du Rassemblement général des Sénégalais du Canada (RGSC), Ousseynou Diop passe sa prime jeunesse dans la ville de Kindia en Guinée, où il commence l’école primaire chez les Pères Blancs.

En 1949, quand son père regagne son poste à Dakar, lui et ses frères découvrent leur pays. Il effectue une partie de ses études supérieures à la faculté de sciences de l’Université de Dakar avant de réussir un concours qui lui permet de recevoir sa formation en pétrochimie.

‘’Les hasards de la vie’’, disait-il, l’ont mené vers la communication. Radio Sénégal lui offre son premier emploi. Il retourne en France pour étudier la radio et le journalisme. Il revient ensuite à Radio Sénégal où il se fait connaître en animant des émissions pour les jeunes dans les années 1960.

Ousseynou Diop arrive au Canada au début de l’année 1973. Il se fait engager comme réalisateur à Radio Canada International. Au gré des reportages et des voyages, il apprend à connaître le Canada. A Radio Canada, il mène une carrière de reporter, devient responsable de la section Afrique, chef de la production anglaise et française puis chargé de la communication.

Son expérience lui permet d’être invité à donner un cours de journalisme et d’expression radiophonique au Centre des études des sciences et techniques de l’information (CESTI) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

A son retour au Canada, en 1981, il participe à la création des Journées du cinéma africain et créole, connues aussi sous le nom de Vues d’Afrique. S’il est parmi les membres fondateurs de cette importante manifestation culturelle, c’est que Diop a une passion pour le 7-ème Art.

Il a d’ailleurs été acteur dans cinq films, dont ‘Pour ceux qui savent’’ de Tidiane Aw (1966), ‘’Touki Bouki’’ de Djibril Diop Mambety (1972), ‘’Madame Brouette’’ de Moussa Sène Absa (2003). Il était aussi scénariste.

Il a fait partie, avec d’autres, des fondateurs de la première Association des Sénégalais à Montréal, devenue, avec l’évolution, le Regroupement général des Sénégalais du Canada (RGSC). Ousseynou Diop était aussi co-fondateur de la Chambre africaine de commerce et d’industrie du Canada, (1980).

viaAgence de Presse Sénégalaise.

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