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Affaire Bettencourt : Rue89 et Arrêt sur Images prêts à héberger les enregistrements

Rue89 et Arrêt sur Images se sont déclarés prêts jeudi, sur leurs sites internet, à accueillir les retranscriptions des enregistrements pirates réalisés chez Liliane Bettencourt par son majordome, après la décision de justice ordonnant au Point et à Mediapart de les retirer.

« Si les enregistrements censurés demandent l’asile politique à Rue89, ils seront les bienvenus! » s’est exclamé Pascal Riché, cofondateur de Rue89, dans un article publié sur le site web de ce média. « C’est clairement un acte de censure judiciaire, comme rarement on en a connu en France depuis des années », a-t-il ajouté.

La justice a ordonné jeudi au Point et à Mediapart de retirer de leurs sites internet les retranscriptions des enregistrements pirates réalisés chez Liliane Bettencourt par son majordome, estimant que leur diffusion constituait une atteinte à la vie privée de la milliardaire.

Les deux organes de presse doivent retirer sous huit jours de leurs sites tous les articles citant ces documents audio, ainsi que les enregistrements eux-mêmes, sous peine d’une amende de 10.000 euros par jour de retard.

La cour d’appel de Versailles a également condamné l’hebdomadaire et le site internet à verser chacun 20.000 euros de dommages et intérêts à Mme Bettencourt et 1.000 euros à son ancien gestionnaire de fortune, Patrice de Maistre.

Le directeur de Mediapart, Edwy Plenel, a indiqué qu’il allait se pourvoir en cassation.

Le dossier tentaculaire de l’affaire Bettencourt, dépaysé à Bordeaux, comprend de nombreux volets judiciaires. L’ex-ministre Eric Woerth et M. de Maistre ont été renvoyés par les juges d’instruction devant le tribunal correctionnel, afin d’y être jugés pour « trafic d’influence ».

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