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Acrimed : Bakchich contre Val, un juge au-dessus de tout soupçon?

acrimedLe jeudi 24 septembre 2009, Philippe Val comparaissait devant la 17ème chambre du tribunal correctionnel de Paris, après que Bakchich a porté plainte pour diffamation. Motif ? Dans un impérissable ouvrage – Reviens, Voltaire, ils sont devenus fous ! – celui qui n’était alors que le patron de Charlie Hebdo écrivait : « Ne parlons même pas de Bakchich, qui adapte sur Internet les méthodes glorieuses de Je suis partout ».


… Je suis partout qui fut dans les années 40 un journal ouvertement collaborationniste et violemment antisémite, dans lequel Robert Brasillach écrivait, notamment : « Il faut se séparer des Juifs en bloc et ne pas garder les petits. ».

philippe-valEn novembre 2008, invité à s’expliquer sur sa délicate comparaison (dans l’émission « On n’est pas couché sur France 2), Philippe Val prétendit qu’elle portait sur Je suis partout dans les années 30, alors que celui-ci « ne pouvait pas » encore « être collabo » : « Je dis “des années 1930 ”, dans le livre ». Sébastien Fontenelle qui rappelle cette exégèse de la pensée valienne par son auteur souligne, sur le site de Bakchich que le le livre ne dit rien de tel.

Philippe Val qui a élevé la calomnie au rang de genre majeur du journalisme est devenu du même coup un spécialiste de la diffamation.

Tribune

C’est pourquoi Le Monde du 27 janvier 2009 publiait une « tribune » de ce juriste méconnu. Une « tribune » dont le titre résume le contenu : « Il ne faut pas dépénaliser la diffamation ».

… Philippe Val n’était pas le seul signataire de cette contribution désormais payante . A ses côtés, on trouvait les noms de Basile Ader (avocat à la cour, directeur de la rédaction de « Légipresse »), et d’Aurélie Filippetti (députée PS de la Moselle). Mais aussi de Denis Olivennes (directeur de publication du Nouvel Observateur). Denis Olivennes, vous connaissez ? Le défenseur de la veuve et de l’orphelin – comprenez : de la loi « Hadopi » et du droit d’auteur qu’elle prétend protéger – et, comme Philippe Val, amoureux d’Internet, cible de leur « tribune » [5].

Autre signataire : Claire Chaillou, avocate… de Philippe Val dans le procès qui l’oppose à Bakchich.

Juge

Jusque-là rien à dire. Mais, pour sanctifier cette « tribune », un expert était le bienvenu : un magistrat qui préside souvent la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris (la « chambre de la presse »)…

… Nicolas Bonnal, qui tenait il est vrai le rôle, non plus de président, mais d’assesseur lors de l’audience de ce 24 septembre au cours de laquelle comparaissait Philippe Val après que Bakchich a porté plainte en… diffamation.

Ce n’est pas parce que Nicolas Bonnal a signé avec Philippe Val et son avocate une « tribune » dans Le Monde qu’il est leur ami dans sa vie privée et leur complice en toutes circonstances. Mais…

… Mais pour faire taire les soupçons, peut-être aurait-il mieux valu qu’il ne siège pas pour éviter d’être juge dans une affaire impliquant Philippe Val. Le rester risque d’entacher la réputation du tribunal et de faire douter de l’impartialité du verdict qui doit être rendu le 29 octobre.

Henri Maler


Zemmour face à Philippe Val


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